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L'histoire de la guilde
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Ankouro
Administrateur

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Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 135

MessagePosté le: Ven 15 Mai - 12:39 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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   Comme il était prévu de le faire pour la Confrérie (mais que je n'ai, au final, jamais eu le courage de d'écrire), il serait peut être sympa de rédiger l'historique de la guilde, de comment Ankou a rencontré le grand Maître à ce qu'il adviendra dans le futur.

   Je me suis permit d'écrire un texte sur cette rencontre. Je vous le présente ici.






   Assis sur une caisse de marchandise du Quartier des Voleurs de la cité de Fossoyeuse, Ankouro Van Tassel tirait une énième fois sur sa pipe en contemplant ce qui servait autrefois d’annexe au Quartier Général de le la guilde dont il était le dirigeant. Un Ordre de bandits, assassins et escrocs en tout genre que l’on connaissait sous le nom de La Confrérie des Ombres. Ce repaire de malfrats agissait sous la couverture d’un honnète regroupement de marchands, qui vendaient toutes sortes de marchandises volées et détournées à des clients qui ne se doutaient de rien.

   Le mort soupira un instant. Tout cela était bien loin, et aujourd’hui, ses dagues le démangeaient à nouveau. La plupart du temps affalé à la taverne de Strangleronce, cette non-vie l’ennuyait à un point des plus inimaginables. Il fallait trouver quelque chose à faire… Et c’est perdu dans ses pensées que le voleur vit apparaitre de l’autre côté du canal la personne qui allait bientôt changer tout ça.



   Le pas lent et la démarche incertaine, semblable à un pantin désarticulé des plus grotesques, la silhouette s’avançait lentement vers Ankouro. Celui-ci fronça un instant les sourcils, pensant devoir bientôt se débarrasser d’un autre de ces pochtrons qui hantent la belle Fossoyeuse. Le personnage, qui était à présent à peine quelques mètres devant lui, s’arrêta. Il était grand, très grand même, et habillé d’un long manteau de cuir à capuche sombre. Ses jambes, quasiment rachitiques, semblaient avoir du mal à supporter le poids de son corps. Son visage était caché par l’ombre de la capuche, et seuls deux points jaunes brillaient à la place des yeux. Un Réprouvé, sans aucun doute possible. Celui ci leva un doigt avant même qu’Ankouro ne pu lui demander qui il était, et prit la parole.


   Monsieur Van Tassel, quelle joie de vous rencontrer enfin ! Le pantin s’inclina légèrement en direction du mort. Quelle belle nuit n’est-ce pas ? Je vois que vous n’avez pas perdu vos bonnes habitudes ! Il jeta un coup d’œil aux ruines de l’annexe de la Confrérie, puis tourna à nouveau son regard vers son interlocuteur. Je suis sincèrement désolé de ce qui est arrivé à votre belle Confrérie… Vous avez éveillé en moi bien des espoirs en la mettant sur pieds, vous savez… Et sa chute m’a véritablement bouleversé.



   Ankouro se leva, frôlant du bout des doigts les dagues accrochées à sa ceinture, et s’avança de quelques pas vers cet étrange personnage.

   Qui êtes vous et que me voulez vous ?

   Du calme, voyons, je suis ce qu’on pourrait appeler… oui, c’est cela : un ami ! Et j’ai de grands projets vous concernant !

   Le voleur haussa un sourcil, et croisa les bras derrière son dos.

   Mes services sont toujours à vendre… je vous écoute ?

   Oh, ce n’est pas de simples services que je vous propose… Non, je vous vois un brillant avenir, mon jeune ami ! La vie n’est elle pas des plus désagréables depuis que la Confrérie n’est plus ? N’en avez-vous pas assez de tourner en rond, ne sachant que faire, si ce n’est vagabonder dans les rues de notre belle Cité, en attendant qu’un éventuel client ne fasse son apparition ? Voyons, vous avez mieux à faire… Vous êtes de la race des meneurs, de ceux qui savent ce qu’ils veulent et qui connaissent les meilleurs moyens d’y arriver ! Non, ce que je vous propose…

   Le pantin s’arrêta un instant, la lueur d’un lampadaire laissant découvrir qu’il arborait un large sourire.

   Non, ce que je vous propose… c’est de relancer votre Confrérie. Mettez vous à ma disposition, Ankouro Van Tassel, et je puis vous assurer une gloire sans nom, un endroit où vous établir loin des regards indiscrets, aux côtés des plus hauts représentant de la pègre de ce bas monde…

    Durant de longues minutes, Ankouro ne quitta pas du regard ce curieux personnage. Pouvait-il lui faire confiance ? Pourquoi l’avoir choisit lui en particulier ? Et qu’avait il à gagner, exactement ?

   Oh, n’ayez crainte, je conçois que quelques mots ne suffiraient pas à vous convaincre. Je vous laisse le temps d’y réfléchir. Sachez simplement que nos motivations sont les mêmes, Van Tassel. La vengeance, la richesse le pouvoir… tout ça, je vous l’offre mon ami. Mais j’ai besoin de votre expérience pour mener mon projet à bien. Vos idées mes plaisent, et c’est sur les bases de votre Confrérie que je souhaite bâtir ce qui deviendra le plus grand rassemblement d’escrocs, de bandits et d’assassins que ce monde ait connu !



   Ankouro écoutait attentivement les paroles de l’inconnu. La providence semblait l’avoir mené à lui, en ces temps difficiles, et peut être était il effectivement venu le temps de reprendre les choses en main. Le voleur s’avança vers son mystérieux interlocuteur, et cracha un épais volute de fumée en sa direction.

   Allons discuter, lui dit il en esquissant un fin sourire. Mais avant tout… vous êtes ?

   Oh, hé bien, appelez moi… le Grand Coësre.






   Comme vous le constatez, j'y donne un description du grand maître, une race et même un nom (le Grand Coësre, qui était l'appellation du chef de la pègre dans les Cours des Miracles existantes). Tout ça, je me suis permit de la faire sans vous en parler au préalable, et je conçois parfaitement que nous ne devons pas du tout avoir la même conception de ce personnage. J'attends donc que vous me disiez ce que vous en pensez pour faire les changements qui s'imposent. N'hésitez surtout pas, encore une fois, c'est très important que l'on soit tous d'accord.

   Par la suite, d'autres éléments viendront s'ajouter à cette rencontre, essentiellement la définition plus en détails du projet du Maître, et SURTOUT la façon dont Ankouro est allé en parler à Gala, Sieg et Jaed et comment ils sont arrivés dans l'équipe. Tout ça, j'y réfléchit pour ma part, faites en donc de même Smile


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MessagePosté le: Ven 15 Mai - 12:39 (2009)    Sujet du message: Publicité


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Jædenor


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Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 74

MessagePosté le: Ven 15 Mai - 15:03 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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Je voyais le Maître un peu plus sombre, sérieux, serial killer et tout, mais en y réfléchissant bien, il est très bien comme ça. Par contre, la manière avec laquelle il entre en contact avec Ankou me semble un petit peu simple... Juste apparaître comme ça, pouf...
Je crois qu'il faut remanier un peu cette partie. Ce serait un brin différent si Ankou entendait parler de quelqu'un qui a les même motivations que lui, et qu'il aille le trouver (et non le contraire).


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Ankouro
Administrateur

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Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 135

MessagePosté le: Ven 15 Mai - 16:17 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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C'est vrai que l'image que je me fait du maître est plutôt quelqu'un d'un peu excentrique sur les bords, mais qui sait toujours où il va et ce qu'il veut. Le fait qu'il ne se prenne pas toujours totalement au sérieux justifierait, comme on l'a dit, le fait qu'il soit un brin joueur, et qu'il organise donc ces petits "concours" entre les officiers. C'est vrai que je vois mal un seigneur de guerre barbare tout en muscle qui crie tout le temps demander à ses recrues de l'amuser Smile Mais bon, comme dit, ça reste ma vision des choses, si elle vous plait tant mieux, sinon je n'hésiterais pas à prendre en compte votre vision à vous.

Ensuite, oui, c'est vrai que je n'ai pas donné à cette rencontre quelque chose d'exceptionnelle. Je vais réfléchir à ça Smile


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Galathea²


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Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 48

MessagePosté le: Ven 15 Mai - 20:42 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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Moi je pense que ça devrait être un orc ! *Tousse* Non ? 

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Ankouro
Administrateur

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Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 135

MessagePosté le: Sam 16 Mai - 22:51 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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Comme on me l'a conseillé, j'ai rédigé un nouveau texte concernant la rencontre d'ankou avec le grand maître. Celui-ci est deux fois plus long (et même pas terminé en plus), j'espère qu'il sera à votre goût Smile






   Bon sang, quel ennui…


   Le soleil, quasiment inexistant dans cette région là des Royaumes de l’Est, venait de se coucher, et Ankouro traversait les rues désertes de Brill d’un pas lancinant. Le Réprouvé se dirigea vers les écuries, où sa monture l’attendait depuis quelques heures maintenant. Depuis que la Confrérie n’était plus, il passait la majeure partie de son temps à l’auberge du petit village Réprouvé, à boire un seul et unique verre, et à échanger quelques mots avec un vieux Troll qui arborait sans cesse un air bougon.

   Il enfourcha son cheval squelette, et prit la route vers l’Est, en direction des Maleterres. Arrivé au niveau de la tour des Zeppelins, le regard du voleur fut attiré par quelque chose qui se tenait très haut dans les arbres morts de Tirisfal. Il plissa les yeux un instant pour se rendre compte que ce quelque chose n’était rien d’autre que les restes d’un corps en putréfaction qui pendait misérablement aux branches de l’arbre. Ankouro fronça les sourcils, ne sachant pas quoi en penser ni s’il devait avertir quelqu’un, puis se rendit compte qu’il s’agissait d’un Elfe. Il haussa alors les épaules, et continua sa route.


   Arrivé au niveau de la Barricade, il salua d’un mouvement de tête l’apothicaire Dithers qui se tenait assis sur un rondin de bois, occupé à lire un livre à la lueur d’un feu de bois qui menaçait de s’éteindre à tout moment.

   Comment ça va, Ankouro ? Ca fait longtemps qu’on ne t’a pas vu dans le coin.

   Que veux-tu, j’ai autre chose à faire que de rester assis toute la journée moi !

   Ce n’est pas ce que m’a dit Renée, lâcha Dithers en un rire moqueur. Il parait que tu passes tes journées dans son auberge crasseuse, et que tu n’as même pas assez d’argent pour te payer des verres !

   Ankouro fronça les sourcils, fit un geste grossier à l’apothicaire qui répondit par un rire gras, et poursuivit son chemin, ne sachant pas réellement où il allait, ni ce qu’il allait y faire.
Au bout d’une dizaine de minutes durant lesquelles pas même un ours malade n’avait troublé le silence de la nuit, le Réprouvé mit pied à terre, en apercevant quelques mètres plus loin une Fleur de Peste. Dithers n’avait pas tort, les affaires allaient très mal en ce moment, et Ankouro n’avait plus un sous en poche. Résigné à vendre le fruit de ses cueillettes, il se dirigea en grognant en direction de la plante, qu’il déracina délicatement et rangea dans une pochette en cuir. Il se relava, et vit une deuxième plante un peu plus loin. Quelle aubaine, pensa t’il, les Fleurs de Peste ne sont pas ce qu’il y a de plus courant.




   Le voleur n’avait pas fait trois pas qu’il entendit, juste derrière lui, sa monture lâcher un sinistre hennissement, suivit par un bruit sourd. Ankouro s’arrêta net, et tourna lentement la tête. Son cheval squelette était étendu à terre, une longue arme d’hast lui transperçant la poitrine ; et réunis en cercle  autour de lui, trois individus tout de noir habillé, complètement immobiles, le visage caché par un masque semblable à celui des Défias, mais noir également. Ankouro fronça à nouveau les sourcils, se retourna complètement, et marcha lentement en direction du groupe d’Humains, tout en frôlant du bout des doigts les deux dagues attachées à sa ceinture.

   Cette monture m’a couté plus d’une centaine de pièces d’or… Je ne vous explique pas dans quel pétrin vous venez de vous fourrer, les amis…


   Profitant de l’obscurité de la nuit, le Réprouvé se fondit à travers les ombres, et se rapprocha lentement de ses proies. Étonnamment, celles-ci ne bougeaient toujours pas, comme si elles n’avaient pas entendu les menaces du Mort. Arrivé derrière l’une d’elle, Ankouro leva lentement ses dagues, prêt à transpercer la chair de ces inconnus masqués.

   Mais avant même que les lames n’atteignent leur cible, Ankouro s’arrêta net.

   Qu’est-ce… qu’est ce que ça veut dire !

   Des mannequins… de vulgaires pantins articulés, dignes du pire ingénieur qui soit. Comment avait t’il pu se faire berner de la sorte. Mais il n’eut pas le temps d’y réfléchir plus profondément, il ne sentit pas même l’ombre se faufiler derrière lui, ni le coup qu’elle lui porta au crâne. Non, le noir se fit presque instantanément.




   Lorsqu’il se réveilla Ankouro ne comprit pas tout de suite ce qu’il c’était passé. Il fixa de longues minutes la chaise sur laquelle on l’avait attaché et bâillonné, ses deux dagues et ses armes de jet posées à quelques mètres de là sur une table de bois. La salle était grande, impeccablement rangée et illuminée par le soleil qui filtrait au travers des lucarnes. Mais depuis combien de temps était-il là ? Et qui était cette personne qui lui tournait le dos, occupée semblait il à la rédaction d’un long rapport ?

   Le sac d’os est réveillé, dit l’humain en se retournant. Alors, on a bien dormit ? ajouta-t-il en envoyant un violent coup de poing dans la mâchoire du Réprouvé, qui se déboita en un craquement sonore. L’Humain fit une grimace et se massa la main, mais Ankouro resta de marbre, toute son attention fixée sur sa colère plutôt que sur la douleur.

   Hum, t’es un coriace… L’inconnu prit entre ses mains le rapport qu’il était entrain de rédiger. Ankouro Van Tassel… Escroqueries, trafiques, ventes illicites, assassinats, enlèvements… Tu les accumules mon vieux… Le Réprouvé répondit par un froncement de sourcils. Tu pensais sincèrement que ta misérable Confrérie allait échapper aux yeux du SI :7 ? Nous sommes partout, nous voyons tout, abjecte résidu d’humanité ! Ah ils ne me croyaient pas, ils ne pensaient pas la menace que tu représentais sérieuse… Mais avec tout ce que j’ai sur toi, tu ne vas pas faire long-feu, crois moi… Je vais te faire sub – OUCH !

   Le Réprouvé, qui avait réussit à libérer l’une de ses jambes, venait de décrocher à son tour un violent coup de pied dans la mâchoire de son ravisseur avant même qu’il ne puisse le calculer. L’humain  tomba à la renverse, se cognant la tête contre la table, s’évanouissant à son tour. Après quelques minutes d’efforts, Ankouro se libéra de ses liens, et se remit la mâchoire en place en un craquement sinistre, et cracha au sol.

   Ce n’est jamais une bonne idée d’entamer un interminable monologue quand on est pas fichu de savoir faire un nœud convenablement… On ne vous apprend pas ça, dans votre SI :7 ?

   Le voleur s’empara du rapport le concernant, et le feuilleta rapidement. Ainsi, le SI :7 le surveillait… Du moins, l’un de leurs membres, si on se fiait aux paroles de l’humain. Un membre qui d’ailleurs ne devait pas être très haut placé, vu la facilité déconcertante avec laquelle il s’en était débarrassé. Le tuer demeurait la seule solution… On ne saurait ni qui a fait le coup, ni pourquoi. Ankouro récupéra l’une de ses dagues, se mit a genoux devant l’humain, le tint d’une main par les cheveux, et lui frappa le visage de l’autre. Sa chute semblait l’avoir sonné, et il resta immobile lors de son réveil.

   La vie est amusante parfois… Tu pensais me capturer, et empocher la gloire de me livrer aux autorités Alliées, et c’est tout le contraire qui va se passer. Tu aurais du y réfléchir à deux fois avant de t’en prendre à moi, mon jeune ami… Tu n’as aucune idée de qui je suis…

   Raclure, tu ne t’en sortiras pas aussi facilement ! Et ben qu’est ce que t’attend, c’est pour me dire ça que tu m’as réveillé ?

   Oh non… je voulais simplement que tu vois se dessiner une dernière fois le sourire sur mon visage avant que mes lames ne te déchirent la trachée et que tu ne te vides de ton sang, lui répondit le Réprouvé, son visage à quelques centimètres à peine de celui de sa proie, qui plissa les yeux sous l'odeur fétide de l'haleine du Mort-Vivant.

   Ankouro frôla délicatement de sa dague le cou de sa proie, puis, d’un mouvement sec, y enfonça la lame. S’étouffant dans son propre sang, l’humain tenta de crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Le voleur enfonça sa dague de quelques centimètres encore, transperçant la peau de part en part, tout en arborant un large sourire. Il empoigna son arme des deux mains, et doucement, la fit glisser vers le côté, jusqu’à ce qu’elle ne se libère de son étreinte. Prise de convulsions, à moitié décapitée, il ne restait plus que quelques secondes de vie à sa victime, les secondes les plus longues qu’elle n’aurait jamais à endurer. Le voleur se releva, les yeux toujours fixés sur l’humain qui trépassa en un râle sinistre.

   Il ne fallait pas tarder. Ankouro ne savait ni où il était, ni depuis combien de temps il avait été retenu captif. Il s’empara de la liasse de parchemins, rengaina ses armes, et se dirigea vers la sortie.




   Lorsqu’il ouvrit la porte, il eut la satisfaction de se rendre compte qu’il était toujours dans les Maleterres, et qu’il ne devait pas être plus de midi d’après la position du soleil. Ce à quoi il ne s’attendait pas, par contre, c’était d’y trouver une dizaine d’hommes, l’encerclant en un demi-cercle, qui portaient tous un fusil à l’épaule, braqué en sa direction. Les humains étaient à nouveau tous habillés de noir, le même masque leur cachant le visage, mais ceux-là n’avaient rien de mannequins, et le regard féroce qu’ils arboraient tous fit se dire au Réprouvé qu’il allait devoir réfléchir à une solution au plus vite.

   Il n’eut cependant pas à le faire. Non, la silhouette noire qu’il remarqua perchée au sommet d’un arbre qui lui faisait face s’en chargea à sa place. Ce qu’il pensa être en premier lieu un autre membre du SI :7  était habillé d’un long manteau de cuir sombre à capuche, et s'avéra être lui aussi un serviteur de la Dame Noire. Il tenait d’une main squelettique un bâton en bois grossièrement taillé, était grand et extrêmement maigre. D’une agilité déconcertante, il bondit du haut de son perchoir, empoigna son bâton des deux mains, et fonça droit sur l’un des humains, quelques secondes à peine avant que l’un deux ne puisse donner l’ordre de tirer. Le coup qui reçu l’humain en question sur la crâne fut fatal, et il s’effondra en un craquement sonore. Le mystérieux inconnu atterrit au sol entre Ankouro et les neuf tireurs restants, et toujours sans dire un seul mot, il leva son bâton en direction du ciel d’une main d’où s’échappait maintenant un étrange halo de lumière rouge vive.

   Le bâton, qu'il pointa alors sur l'un des humains, fut imprégné de cette aura rouge à son tour, et avant même que l'un d'eux ne puisse réagir, une boule de feu aux reflets violets s'échappa de son extrémité et alla se loger directement dans la poitrine de sa victime, qui s'écroula sous le choc. Ankouro, ainsi que les humains encore en vie, mirent quelques secondes à réagir, ne comprenant pas d'où pouvait bien sortir ce mystérieux personnage, ni qui il était exactement. Après en avoir brièvement conclut qu'il ne s'intéressait qu'aux humains, Ankouro décida de lui porter assistance. Le voleur s'élança alors vers deux d'entre eux, occupés à tenir en joug l'inconnu masqué - qui se déplaçait si rapidement qu'il était difficile d'être sûr de l'atteindre - et porta un coup de dague mortel à la gorge de celui le plus proche. Mais avant qu'il ne puisse atteindre sa deuxième cible, Ankouro sentit une vive douleur aux jambes, et perdit l'équilibre. Tandis qu'il tombait au sol, il tourna le visage et comprit que c'était le réprouvé masqué, qui d'un agressif coup de bâton, l'avait fait chuté. Et ce n'est qu'une fois que son corps avait heurté le sol qu'il entendit le coup de feu résonner. L'inconnu l'avait délibérément fait chuter afin qu'il puisse éviter la balle qui passa à l'endroit où sa tête se tenait quelques secondes auparavant.

   Le voleur se remit debout en une habile contorsion, et était maintenant dos à dos avec l'étranger, tous deux encerclés par les cinq humains restant, les autres gisant sans vie au sol sans qu'Ankouro n'ai pu voir ce qu'il leur était arrivé. Les assaillants s'étaient maintenant débarrassé de leurs carabines, et sortirent chacun leur tour une épée de leurs fourreaux. Les deux Réprouvés tournaient lentement sur eux mêmes, toujours dos à dos, tandis que les humains se rapprochaient lentement d'eux.

   Monsieur Van Tassel, si je ne m'abuse, lacha l'inconnu d'un air dégagé.

   Je crois que le temps n'est pas vraiment aux présentations, lui répondit le voleur en crachant au sol.

   Vous avez raison, rétorqua son comparse en un petit rire.

   A ces mots, il disparu soudainement en un Crac! pour réapparaitre instantanément derrière l'un des humains, qui n'eut pas même le temps de comprendre qu'un bâton lui transperçait le torse de part en part avant de s'écraser au sol. Les quatre survivants ne comprenant plus grand chose à ce qu'il se passait sous leurs yeux, ils se divisèrent en deux groupes, chacun fonçant sur l'un des Réprouvé. Ankouro fit quelques pas en arrière, et d'un geste précis il sortit l'une de ses armes de jet de son veston, et la lança en direction de l'un des humains qui l'a reçu en plein front, et s'écroula à son tour en poussant un râle sinistre. A quelques mètres de là, l'inconnu s'enveloppa d'un cercle de flamme qu'il fit jaillir de l'extrémité de son bâton, au moment où ses deux assaillants foncèrent sur lui. L'odeur de chair carbonisée s'infiltra lentement dans les narines du voleur, et celui-ci sourit en voyant les deux victimes se tordre de douleur et pousser de sinistres cris sur le sol poussiéreux, avant de ne plus montrer aucun signe de vie. Le dernier des survivants, se rendant soudainement compte qu'il était désormais seul, fit un mouvement de recul. Il se mit alors à courir dans le sens opposé des deux Réprouvés, prêt à prendre la fuite, le regard toujours tournés vers ces maudits mort-vivants. L'arbre mort qui lui faisait face n'était cependant pas de cet avis, et l'humain se heurta violemment à son flanc. Il tomba a la renverse, visiblement sonné, et sentit la main cadavérique d'Ankouro se poser contre sa gorge.

  - Avec les compliments d'Ankouro Van Tassel, lui lâcha le Réprouvé tout en lui enfonçant profondément sa dague en pleine poitrine.

   Le voleur se releva, essuya son arme ensanglantée sur un pan de sa cape, et jeta un regard en direction de ce mystérieux personnage. Son visage, masqué par l’ombre du capuchon, ne laissait apparaître que deux points jaunes et lumineux à la place des yeux. Il tourna légèrement la tête en direction du soleil, laissant découvrir qu’il arborait un large sourire à la dentition étonnement impeccable.

  
Et maintenant que tout danger semble écarté, dit-il en balayant d'un regard vide les corps étalés tout autour d'eux, j'aurais souhaité m'entretenir avec vous quelques instants....


Dernière édition par Ankouro le Lun 20 Juil - 19:46 (2009); édité 1 fois

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Jædenor


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Messages: 74

MessagePosté le: Dim 17 Mai - 05:20 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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J'espère que tu es ouvert à la critique...
Deux ou trois points qui selon moi, ne collent pas:
- Comment un homme seul peut avoir tué la monture d'Ankou puis placer les mannequins en 3 secondes et quart?
- Pourquoi le SI:7 se préoccuperait des affaires hordeuses? Ils s'en contrefichent!
- Le truc de la balle qui ricoche dans la gueule de leur tireur, ça fait légèrement "god-mode".

Les mannequins, c'est facilement remplaçable.


   "Le voleur n’avait pas fait trois pas qu’il entendit, juste derrière lui, sa monture lâcher un sinistre hennissement, suivit par un bruit sourd. Ankouro s’arrêta net, et tourna lentement la tête. Son cheval squelette était étendu à terre, une longue arme d’hast lui transperçant la poitrine ; et autour de lui, personne, pas un souffle de vent. Le silence. Ankouro fronça à nouveau les sourcils, se retourna complètement, et marcha lentement en direction du cadavre de sa monture, tout en frôlant du bout des doigts les deux dagues attachées à sa ceinture."

Le SI:7, c'est plus compliqué... Je n'ai aucune autre idée en tête en ce moment.

Les balles qui ricochent:


   "Le spectacle qui s’offrit aux yeux d’Ankouro était des plus singuliers. Couchés au sol et arborant tous des plaies ouvertes à divers endroits, la moitié des assaillants étaient morts. Le voleur ne le réalisa pas tout de suite, mais la balle que chacun d’entre eux avaient tiré sur la bulle noire avait traversé le globe opaque sans les toucher pour faire des ravages dans les rangs qui se trouvaient de l'autre côté.

     Ankouro n'avait pas aiguisé ses réflexes pendant des années pour rien. Il se ressaisit immédiatement, et dégaina rapidement ses dagues. Il fonça alors sur un des humains survivants et lui ouvrit la gorge d'un geste vif et calculé. L'inconnu, quant à lui, maniait son bâton avec maestria pour tenir en respect trois autres assaillants.

     Un humain avait dégainé son épée et chargeait Ankouro en hurlant comme un demeuré. Le Réprouvé rangea lentement une dague et, dans le même mouvement, lança une lame vers l'humain, dont les yeux s'agrandirent de terreur avant que l'arme mortelle atteigne son front."

Je me suis permis de rajouter quelques scènes de combat, car là encore, cela me paraissait un peu simple. Mais il faut quand même remanier tout ça, comme n'importe quel texte.
Voilà pour ma part... Mais bon, il est tard, peut être que je suis trop critique Wink


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Siegred


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Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 62

MessagePosté le: Dim 17 Mai - 10:56 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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Moi j'aime beaucoup la référence à mes écrits, merci Ankou.

Je ne connais pas assez le SI: 7 (Alliance brrr) pour porter une critique là dessus. Mais pour le cheval (en plus c'est la crise comment Ankou va faire  pour s'en racheter un...Tu crois que tu peux mettre Gloubie en monture ?) celui qui l'a assommé peut très bien avoir placé les mannequins avant et tuer le cheval ensuite. Si le cheval d'Ankou était mort sans personne autour, je pense qu'il n'y serait pas retourner, s'exposant à un adversaire qu'il ne pouvait pas voir, il fallait bien un appât.
Et quant au coup des balles, c'est vrai que ça fait un peu Savata...Euh non Imagi...bon God-mode mais il faut tout de même représenter le Grand Maître comme quelqu'un de très puissant, pour donner envie à Ankou de le servir.

Enfin ce n'est que mon avis.

Sinon super texte, plaisant à lire et long, effectivement, à souhait.


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Ankouro
Administrateur

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Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 135

MessagePosté le: Dim 17 Mai - 11:04 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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1 - Je n'ai indiqué aucune notion de temps entre le moment où Ankou descend de sa monture jusqu'à celui où il se retourne pour voir ce qu'il se passe. On peut facilement s'imaginer qu'il s'agit donc de plus de 3 secondes et quart. Comme le dit Siegred.

2 - Non, renseigne toi, le SI:7 est loin de ne pas se préoccuper des affaires de la Horde. De plus, bien que je ne l'ai pas encore écrit, j'ai la suite de ce réci en tête, et l'on se rendra compte qu'il n'en font pas vraiment partit.

3 - Le Grand Maître n'ai pas le grand Maitre pour rien, c'est un PnJ je vois pas pourquoi je m'autoriserai pas à lui octroyer quelques techniques un peu plus extraordinaires que d'habitude.


Ca fait la deuxième fois que je recommence le texte, et ça ne m'a pas pris 5 petites secondes pour le rédiger, donc si vraiment la dernière partie trop "god-mode" mon histoire "un peu simple" ne convient à personne, je vous laisse vous en charger. Mais il ne faut pas oublier, Jaed, qu'ils ont tous un fusil à la main. J'imagine mal comment les deux Réprouvés pourraient s'occuper d'eux les uns après les autres, sans se faire toucher.

Enfin bon, les chevaliers de la mort ont une bulle anti-magie, les paladins une bulle quasi-invulnérable, et une bulle qui arrête les balles, c'est god-mode? En parlant d'Ankou ou d'un autre de mes personnages, je ne me serais pas permit de faire ça, c'est sur, mais si c'est pour faire du Maitre quelqu'un de banal, qui se bat bien mais sans plus, qui n'étonne pas au minimum mon personnage dans ce qu'il fait... je ne vois pas pourquoi il le tiendrait en respect.

Désolé, je n'ai rien contre la critique mais là c'est un peu rageant quoi. J'essaye donc juste de défendre mes idées avant, si ça s'avère toujours nécessaire, de faire les changements qui s'imposent.


Dernière édition par Ankouro le Dim 17 Mai - 11:23 (2009); édité 1 fois

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Ankouro
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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 11:05 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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edit : De rien Sieg, j'espérais que tu les remarques x)

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Jædenor


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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 19:45 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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Oui, je sais bien que tu travailles, t'en fait pas...

J'ai juste mentionné les points qu'il fallait selon moi éclaircir/modifier/améliorer.
Aussi, comme je l'ai mentionné, quand j'ai écrit ma critique mon commentaire, il était tard, et en plus j'étais pas de super bonne humeur parce qu'il fait pas beau, qu'il fait froid et que je m'ennuie.

Désolé si j'ai semblé un peu froid ou sec, c'était pas du tout le but.

J'ai d'ailleurs oublié de mentionner les points positifs, soit que le texte est clair, très léger, agréable à lire.

*A l'impression d'accumuler les gaffes, ces temps-ci.*


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Ankouro
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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 20:22 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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Nan, excuse moi Jaed, je t'avoue que quand j'ai lu ça, je venait de me réveiller, pas de très bonne humeur non plus (je viens de me faire lâcher en plein donjon, je le suis toujours pas trop d'ailleurs) et j'ai peut être été sec dans ma réponse. Donc, toutes mes excuses.

Je vais faire quelques modifications, et vous les soumettrais.


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Ankouro
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MessagePosté le: Lun 20 Juil - 19:49 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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J'ai édité le texte ci dessus, je vous invite à me dire ce que vous en pensez, maintenant. Je n'ai changé que la fin, vous pouvez donc reprendre votre lecture à partir de " Il n’eut cependant pas à le faire. Non, la silhouette noire...." Je poste la suite dans quelques minutes.

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Ankouro
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MessagePosté le: Lun 20 Juil - 20:05 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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   Ce n’est plus très loin...

    La dernière fois qu’Ankouro avait mis les pieds dans la forêt des Pins Argentés, c’était du temps de la Confrérie, lorsque les moins aguerris d’entre ses membres avaient besoin d’une escorte pour rejoindre Moulin-de-Tarren sans encombre. Le mystérieux personnage le devançait de quelques mètres, et malgré la difficulté qu’il semblait avoir à aligner un pas devant l’autre sans osciller dangereusement, il grimpait le flanc de la montagne avec une agilité déconcertante,  semblable à un absurde pantin désarticulé soutenu par des fils invisibles. Il n’avait pas quitté son long manteau de cuir sombre, qui flottait lascivement dans le sens du vent, et sa capuche lui couvrait toujours le visage. Durant le voyage de plusieurs heures qu’ils firent à pied, loin des sentiers balisés, il n’avait  que très peu parlé, se contentant de lâcher de temps à autre une remarque concernant le temps qu’il leur restait avant d’arriver à destination et les différents chemins qu’ils allaient devoir emprunter.

    Ankouro ignorait la raison qui l’avait poussé à accepter de le suivre. Il ne savait rien de cet individu. Certes, il lui avait sauvé la « vie », mais il ignorait encore tout de ses motivations. Mais s’il lui avait réellement voulut du mal, il n’y avait aucune raison logique à ce qu’il lui fasse traverser trois régions entières pour ensuite se débarrasser de lui. C’est du moins ce qu’Ankouro espérait. L’habilité du personnage au combat l’étonnait encore, et c’est les mains jamais très éloignées de ses dagues qu’il suivait à grande peine son guide sur les pentes rocailleuses de la falaise, pressé de découvrir enfin la raison pour laquelle on l’avait amené ici.
 
    Ah, nous y voilà ! lâcha l’inconnu en un soupir, en désignant du bout d’un long doigt décharné une crevasse dans la roche. Il s’agit là de la seule entrée praticable pour le moment. D’autres serons très prochainement mises en place, bien évidem... En constatant qu’Ankouro ne semblait pas réellement comprendre de quoi il s’agissait exactement, le réprouvé  esquissa un fin sourire. Suivez-moi, vous comprendrez une fois à l’intérieur.




    Tandis qu’il finissait sa phrase, l’inconnu pénétra dans la crevasse, et disparu dans les ténèbres. Hésitant un instant, Ankouro en fit de même. Le chemin était très étroit, et le voleur douta qu’autre chose qu’un Réprouvé, si ce n’était un gnome, ne puisse s’y faufiler. Au fur et à mesure qu’il s’avançait à tâtons dans l’obscurité, il distingua au loin une légère source de lumière qui s’avéra provenir d’une lampe tempête fixée au mur. Mais son attention fut rapidement attirée vers ce que des dizaines d’autres lampes similaires éclairaient. Ils venaient tous deux de pénétrer au sein d’une immense pièce circulaire, qui s’élevait en dôme à plusieurs mètres de hauteur. Tout autour, Ankouro remarqua de nombreuses galeries, de taille plus ou moins grande, qui s’ouvraient apparemment vers d’autres pièces, tandis qu’une douzaine de gobelins à l’air bougon semblaient en plein travaux. Plusieurs d’entre eux étaient occupées à tirer de lourds chariots remplis de caillasse et de débris, un autre était en train de poser un pavage au centre de la pièce, deux semblaient en pleine discussion, un doigt tendu vers le sommet de la voute. Et quelque peu en retrait, un nain à la barbe noire était plongé dans la lecture de ce qui s’avéra être une carte, et donnait de temps à autre quelques indications aux gobelins, avant d’apercevoir Ankouro et son hôte, à qui il fit signe. L’inconnu esquissa à nouveau un fin sourire, et lui rendit son salut par un léger signe de main.
 
    Bon sang, mais qu’est ce que c’est que cet endroit ?

    Du temps de Lordaeron, il s’agissait d’une exploitation minière comme tant d’autres existaient dans la région. Mais lorsque le Fléau s’installa sur ses terres, et que les Worgens se mirent à envahir la région, les mines furent abandonnées, et les entrées de celle-ci en particulier, l’une des plus spacieuses, furent condamnées. Comme vous pouvez le constater, nous sommes en pleine rénovation, ajouta le réprouvé en se passant la main sous la gorge, et nos amis Gobelins n’en auront plus pour très longtemps, avant que ces lieux ne soient enfin habitables. L’aide des nains nous est particulièrement agréable, qui mieux qu’eux peuvent se vanter d’un si remarquable travail de la pierre ?

    C’est très intéressant, lâcha Ankouro d’un ton ironique, et à quoi destinez-vous un tel endroit ? rajouta-t-il en dévisageant le nain.

    Suivez moi, allons à mes appartements, nous serons plus tranquilles.




    En un négligeant mouvement de cape, le Réprouvé s’engagea dans l’un des couloirs, qui déboucha quelques mètres plus loin sur un autre salle beaucoup plus petite de circonférence que la précédente, mais bien plus haute de plafond, dans laquelle on semblait avoir prit la liberté d’y aménager une haute bâtisse aux airs de manoir qui s’élevait sur plusieurs étages, à même la roche. L’inconnu déverrouilla une large porte en bois sombre, et pria Ankouro d’y entrer.

   La pièce s’ouvrait sur un petit escalier de pierre que le voleur emprunta, puis sur une large pièce dont le centre était orné d’un grand lustre doré où s’entassaient des dizaines de bougies, et tout autour de larges canapés et fauteuil réunis en cercle autour d’un table basse ronde, finement sculptée, tandis qu’un feu crépitait dans une cheminée en pierre noire remarquablement ouvragée. Plus loin, on distinguait un long couloir qui semblait s’ouvrir sur d’autres pièces, et un escalier en colimaçon qui menait très certainement aux étages, mais c’est vers l’un des fauteuils que le mystérieux hôte pointa l’un de ses doigts. Tout deux s’y installèrent, face à face, et ce fut Ankouro qui parla le premier.

    Allez vous enfin m’expliquer ce qu’il se trame par ici ?

    Tout à fait, lui répondit l’inconnu, tandis qu’il s’emparait d’une tasse fumante apparue sur la table sans même que le voleur ne comprenne comment. Voyez-vous, nous sommes tous deux de ceux qui agissent dans l’ombre. De ceux qui savent prendre partie des ténèbres pour arriver à leurs fins. En somme, nous ne sommes pas si différents l’un de l’autre, si je puis me permettre, rajouta-t-il en un sourire. Des rejetés, de ceux qui ne peuvent se faire une place dans la société, et qui sont obligés de se cacher pour agir à leur guise. Voilà la raison pour laquelle j’ai pris les dispositions nécessaires à l’édification de cet endroit.

    Ankouro remarqua alors qu’une deuxième tasse reposait sur la table, probablement à son attention. Il s’en empara, la porta à ses lèvres, et fit comprendre par un hochement de tête à l’étranger qu’il pouvait continuer.

    Mais vous aurez compris qu’un endroit de cette taille ne serait d’aucune utilité à un seul homme. Car sachez que ce que vous venez d’apercevoir de ma propriété ne représentent qu’une infime partie de sa totalité. Voilà donc mon projet : offrir à toutes les personnes dans notre situation, j’entend par là les parias, les rejetés, les égarés, ceux qui comme nous ne peuvent se montrer tels qu’ils sont vraiment au grand jour, un endroit où ils seraient libres d’être eux même, loin des représailles de la justice, et de rendre la monnaie de leurs pièces à ceux qui nous ont un jour offenser, en mettant à leur disposition tout ce qui pourra leur être utile à ça. Bien entendu, le but n’est pas de rester caché éternellement sous terre, non, il nous faut une couverture qui puisse nous permettre de continuer à vagabonder librement sur les territoires de la Horde.

    Ainsi... si j’ai bien compris, votre but serait de réunir une communauté de bandits et de voleurs, de les réunir au sein d’un même groupuscule, et leur offrir votre protection.

    C’est tout à fait cela, répondit le Réprouvé d’un ton grave. Ma protection, ainsi que celle de cet endroit.

    Et quelle en serait la contrepartie ? Je veux dire... j’imagine mal que vous puissiez être assez sot pour proposer à tous ces « égarés », comme vous dites, le gîte et la protection sans demander quelque chose en retour ?

    Tout simplement le fait de pouvoir ainsi mettre en œuvre nos projets commun à tous, car vous le savez, l’union fait la force. Projets qui consisteront pour certains à s’enrichir, pour d’autres la vengeance qui sait, et que sais-je encore. La seule chose que je demande en retour  aux membres de cette communauté sera de me jurer une totale allégeance, et se remettre entièrement à mon service. Ils seraient ainsi libres perpétrer leurs petites affaires de leurs côtés, bien à l'abri au sein de cette forteresse, en échanges de quelques travaux que j'aurais à leur fournir régulièrement. Bien peu de choses si l’on compare ça à un emprisonnement à vie où une quelconque peine de mort, ne croyez vous pas ?

    J’entends bien. Simplement... je ne vois pas exactement qu’est ce que je viens faire dans cette histoire.

   Voyez vous, je ne suis pas le genre de personne à chercher la gloire et l’adoration de ses « fidèles ». Non, il me faut une personne de confiance, un meneur,  à qui je pourrais m’en remettre pour la bonne marche de cette organisation. Quelqu’un qui serait mon conseiller, et me servirait de passerelle avec les membres. La... « voix du maître » en quelque sorte.

    Ankouro reposa sur la table la tasse encore fumante à laquelle il n’avait pas encore bu, et laissa échapper une quinte de toux.

    J’imagine, à la vue de cette proposition, que vous ne devez pas ignorer le passé qui me lie à ce qu’on appelait autrefois La Confrérie des Ombres. Son hôte hocha légèrement la tête de gauche à droite, et le voleur poursuivit. Dans ce cas, vous devez donc également être au courant que ce fut pour moi seul un véritable calvaire que de la faire tenir debout, pour au final la voir s’écrouler comme un simple château de cartes...

    Je suis loin d’ignorer ces faits, en effet. Mais comprenez bien qu’il s’agit cette fois ci de repartir sur des bases nouvelles, et bien plus solides. De plus, bien qu’elle finisse par tomber, votre ancienne organisation a réussit à mettre sur pied certaines choses qui m’ont laissé à penser que c’est à vous que je devais faire cette proposition, et à personne d’autre. Je parle bien entendu du Grand Marché de Fossoyeuse, qui fut certainement l’une de vos plus belles réussites, n’est-ce pas ? Et lorsque je parlais de couverture, il y a quelques instants, c’est à cela que je pensais. Nous faire à nouveau passer aux yeux de la loi comme un simple groupuscule marchand, dans le but de pouvoir remettre à nouveau sur pied le Marché, qui assurera une grande part de nos revenus. Et rassurez vous, vous serez loin d’être seul. Certains de vos anciens membres comptent parmi les personnes que je souhaiterais que vous ralliez à ma cause. L’inconnu sortit de l’une de ses poches extérieures trois cartes issus d’un jeu de tarot, et le posa face au voleur sur la table basse. L’une représentait le Chariot, une autre l’Impératrice, et la dernière le Bateleur.

    Je... je ne comprends pas...

    L’Apothicaire, la Démoniste et le Voleur au masque rouge, répondit-il en un sourire, pointant à chaque mot son doigt sur l’une des cartes.

    Vous parlez de...

    Il est inutile d’évoquer leur noms, vous savez pertinemment de qui je veux parler. Trois personnes qui vous sont dignes de confiance, en qui vous avez pu à de nombreuses reprises vous en remettre, et que je me ferait un plaisir d’accueillir dans mon projet pour vous y seconder. Alors, faisons-nous affaire ? dit-il en tendant une main décharnée à son interlocuteur.

    Ankouro réagit sans s’en rendre compte, et serrait la main de son hôte alors que dans sa tête se bousculait encore de nombreuses questions.

    Je... Fort bien, je m’en remets à vous... je marche !

Le feu qui ronronnait jusqu’alors tranquillement dans la cheminée se raviva alors soudainement, projetant de longues ombres portées dans toute la pièce, et dévoilant la partie basse du visage de l’inconnu, qui souriait de toutes ses dents.

    Fantastique, Maître Van Tassel, fantastique !

    Je suppose que d’un côté je n’ai pas vraiment le choix, maintenant que le SI-7 est à mes trousses, je ferais mieux de rester caché quelques temps...

   Ne vous inquiétez aucunement pour cela, mon ami. Nombre de voleurs à la petite semaine aiment à se faire passer pour des membres importants du SI-7, car c’est de cette façon que cette organisation recrute ses membres. Bien que celui-ci se montra plutôt doué pour en apprendre de belles sur vous, il n’en faisait absolument pas partie, et ce qu’il apprit n’eut pas le temps de dépasser son petit cercle d’acolytes, qui aujourd’hui ne sont plus en mesure de rapporter quoi que ce soit. Et heureusement d’ailleurs, car j’ai de bien plus grands projets pour vous que celui de rester caché quelques temps.

    Avant même que le voleur ne puisse poser une seule question, son nouveau commanditaire reprit.

    Avant toute chose, allez trouver nos trois amis et les convaincre de rejoindre notre cause. Une fois cela fait, nous pourrons plus sérieusement réfléchir à la façon dont lancer la machine. Je compte sur vous, maître Van Tassel, conclut-il en un sourire.


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Jædenor


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Messages: 74

MessagePosté le: Lun 20 Juil - 22:45 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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J'aime beaucoup plus la version du texte éditée  Okay

Le deuxième aussi est génial je trouve, bon travail. Smile


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Galathea²


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Messages: 48

MessagePosté le: Mar 21 Juil - 16:18 (2009)    Sujet du message: L'histoire de la guilde

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Héhé superbe texte Ankouro ^^ J'aime beraucoup la façon dont tu décris le personnage du grand chef, et ses actions ! Ha il va être bien reçu si il essaye de convaincre Gala de le suivre ;p

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:16 (2018)    Sujet du message: L'histoire de la guilde


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